Revue de Presse Web de vendredi :
- HTML5 : un post d'opinion, à contre-courant du hype autour d'HTML5, qui déclare basiquement qu'il ne faut pas utiliser HTML5. L'auteur y rappelle surtout le process normal du W3C, et que la spec HTML5 n'en est toujours qu'au Working Draft, phase de grosse modification de la spec par excellence. Et il relaie les mots d'un des éditeurs des specs qui avait dit qu'elle ne serait pas finalisée avant 2022 (j'ai vu cette date souvent, mais je n'en connais pas le contexte). Ces arguments sont irréfutables, mais je trouve sa conclusion sans nuances : je pense que les trois quarts d'HTML5 sont implémentables cross-browser dès aujourd'hui (à grand renforts de fallbacks en tout genre, Flash en tête) et je pense même que la maintenance et les temps de développement sont largement acceptables si l'on utilise de bonnes librairies. Lorsque j'avais écrit ce billet en janvier, je pensais qu'il faudrait une petite année pour que les librairies majeures donnent un accès complet à HTML5, sous peine de voir le marché envahi par des librairies payantes. 6 mois après, les majeures n'ont pas vraiment bougé, mais on voit sortir de l'ombre quelques payantes et (heureusement) beaucoup de gratuites, qui se concentrent sur une feature HTML5 en particulier.
- JavaScript : pouvoir modifier des librairies JS, sans toucher à leur code source : c'est le hijacking pattern. Par principe (maintenance, copyrights) on ne modifie pas le code source d'une librairie, mais parfois on souhaiterait modifier son comportement voir en corriger des bugs. Vous pouvez ouvrir un ticket au développeur de la librairie (la correction/modification peut prendre du temps) ou mieux écrire un wrapper autour de la librairie (mais on y pense rarement au début). Il existe une 3ème option qui tire parti de la versatilité parfois traître de JS : on sauvegarde la fonction originelle dans la classe ou l'objet instancié, et on la remplace par notre propre code en faisant référence si nécessaire à l'ancienne fonction. En exemple, l'auteur améliore le support de l'event mousemove de YUI.
- Sémantique : Google rappelle qu'il a introduit les rich snippets dans ses pages de résultat, qui se basent sur RDFa, les microformats ou les microdata. Ils fournissent un outil qui permet d'analyser une page en contenant, et qui montre comment le résultat peut apparaître : sur cette page Kelkoo qui contient des microformats, on voit par exemple la notation du produit automatiquement représentée. Chiffre intéressant : seuls 4% des sites ont implémenté les microformats. En d'autres termes, vous avez un avantage concurrentiel immédiat à prendre en rajoutant de la sémantique dans vos pages (vous pouvez vous aider de ce petit tuto)
- Perfs : script pour connaître les temps de chargement réels perçus par vos utilisateurs. Jusqu'ici, on utilisait au pire son poste en local, parfois des services en ligne qui testent votre site depuis des sites à l'étranger. Ce script est un tracker que vous pouvez inclure dans vos JS vous permettant de collecter certaines métriques des navigateurs de vos vrais utilisateurs. C'est à vous de déterminer les évènement importants : disponiblité de telle section plutôt que simple onload, temps des XHR... En prime il arrive à calculer le ping et la bande passante réelle après un peu de configuration. Cela demande à monter un script côté serveur pour récupérer les données.
- Accessibilité : service en ligne ou plugin Firefox permettant de tester l'accessibilité d'un site, de manière assez visuelle, avec indications positives et négatives. Je ne connais pas trop ce secteur mais ce plugin m'a l'air très complet : en connaissez vous d'autres ? (via @geekarlier)
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